produit biostimulant des plantes

Les Produits Biostimulants des Plantes : Un Outil Innovant pour une Agriculture Durable et Performante

Dans le contexte de l’agriculture moderne, où les enjeux environnementaux, économiques et sociétaux se conjuguent, les produits biostimulants des plantes jouent un rôle de plus en plus important. Ces substances naturelles ou micro-organismes sont utilisés pour améliorer la croissance, la résistance et la productivité des plantes, tout en favorisant une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. Contrairement aux engrais chimiques, qui apportent des nutriments directs aux plantes, les biostimulants agissent indirectement en stimulant les mécanismes naturels des plantes. Cet article explore en profondeur ce que sont les produits biostimulants des plantes , leurs modes d’action, leurs types, leurs avantages et leur contribution à une agriculture plus respectueuse de l’environnement.


Face aux défis climatiques, à la pression réglementaire sur les engrais chimiques et à l’inflation des intrants, les biostimulants apparaissent comme une solution durable pour soutenir les rendements tout en respectant les sols. Ces formulations—d’algues, d’acides humiques, de micro‑organismes ou encore de peptides végétaux—ne nourrissent pas la plante à proprement parler : elles stimulent ses mécanismes naturels (absorption nutritionnelle, tolérance au stress, expression génétique) et optimisent l’efficacité des fertilisants classiques. Le marché, estimé à plus de 4 milliards € en 2025, affiche une croissance annuelle à deux chiffres partout dans le monde. Au‑delà des chiffres, c’est surtout la transition agro‑écologique qui se joue : produire plus, avec moins 🌏.


🧬 Définition & cadres réglementaires clés

  • Définition officielle : dans l’UE, le Règlement 2019/1009 (Fertilising Products Regulation, FPR) classe les biostimulants comme des produits qui « stimulant les processus nutritionnels des plantes indépendamment de la teneur du produit en éléments nutritifs ».
  • Quatre grandes familles :
    1. Extraits d’algues marines (Ascophyllum, Ecklonia…)
    2. Substances humiques et fulviques
    3. Hydrolysats de protéines/amino‑acides
    4. Micro‑organismes bénéfiques (PGPR, Trichoderma, mycorhizes)
  • Évolution réglementaire : depuis juillet 2022, un marquage CE unique permet de commercialiser librement les biostimulants dans toute l’UE. La digitalisation de l’étiquetage (optionnelle) est programmée pour 2027 —une aubaine pour tracer la chaîne de valeur et rassurer l’utilisateur final.

🌍 Panorama du marché 2025
Les leaders historiques (UPL, Syngenta, Corteva, FMC) côtoient une galaxie de PME très innovantes. Trois dynamiques dominent :

  1. Fusions‑acquisitions pour sécuriser l’accès aux brevets et biotechnologies.
  2. Partenariats agritech (capteurs, drones, IA) afin de mesurer l’effet véritable sur les cultures.
  3. Premiumisation : les producteurs valorisent la performance « à dose lumière » (faible dosage, haute efficacité) pour compenser des coûts de production toujours plus chers.
    📊 En céréales, l’utilisation dépasse désormais 40 % des surfaces en France ; en vigne, elle atteint 60 %. Le chiffre d’affaires des biostimulants devrait quasiment doubler d’ici 2030 selon les projections les plus prudentes.

📈 Avantages agronomiques majeurs

AvantageImpact chiffré (plage courante)Commentaire terrain
Hausse de rendement+5 % à +15 %Variation selon type de culture et variété ; plus spectaculaire en conditions stressantes (sécheresse, salinité).
Tolérance aux stress abiotiquesRéduction de la mortalité de plantules jusqu’à –25 %Confère une « assurance biologique » face aux accidents climatiques précoces.
Valorisation des engraisÉconomie d’azote de 10 % à 20 %Synergie forte avec les inhibiteurs de nitrification.
Qualité (teneur en sucre, calibre)Amélioration 1 à 2 °Brix / +3 mm de calibreTrès recherché sur fruits à haute valeur ajoutée.

💡 Astuce : combiner biostimulant + fertilisant foliaire après un épisode de grêle accélère la cicatrisation et limite la décharge de nutriments par lessivage.


👩‍🌾 Anecdote de terrain
Paul, céréalier en Bourgogne, a testé un cocktail micro‑algues + Trichoderma sur 80 ha de blé tendre. « Après le stress hydrique de juin 2024, je pensais perdre 15 q/ha. Finalement, j’ai maintenu mon rendement historique de 72 q/ha, avec un taux de protéines supérieur ». Son voisin—non traité—affichait une perte de 8 q/ha. Paul note surtout « une couleur de paille plus claire, signe de meilleure translocation des sucres ».


🏆 Tableau comparatif 2025 des biostimulants phares

RangMarque / RéférenceOrigine & principe actif dominantForme galéniqueSpectre de culturesPoints fortsPrix indicatif*
1AlgEnergy®Ascophyllum nodosum purifiéLiquideGrandes culturesTrès faible dose efficace (0,3 L/ha), régularité des performances15–20 €/ha
2Humic Boost™Acides humiques + fulviquesPoudre solubleArboricultureAméliore la rétention d’eau et la CEC du sol12–14 €/ha
3ProPeptid®Hydrolysat de sojaLiquideCultures légumièresPic rapide d’absorption azotée17–19 €/ha
4RootSymbio MaxSpores de Trichoderma harzianumMicrogranulésSemences & repiquageMycorhization rapide, fort effet starter21–25 €/ha
5BioSilicium-PlusSilicium organique + extraits d’ortieLiquideCéréalesRenforce la cuticule, réduit la verse10–13 €/ha
6KelpGuard®Laminaria digitata + mannitolLiquideVigneHausse des polyphénols, meilleure maturité23–26 €/ha

*Prix moyens France, campagne 2024‑25 – hors remise volume.


✅ Ckeck list complète pour l’achat de produits biostimulants des plantes

  1. Objectif agronomique clair : rendement, qualité, stress…
  2. Type de culture & stade d’application : semis, floraison, post‑récolte.
  3. Compatibilité avec autres intrants (pH de la bouillie, mélanges).
  4. Norme & certificats : marquage CE, homologation biologique, ISO‑9001.
  5. Traçabilité du lot : numéro de batch + analyses microbiologiques.
  6. Concentration réelle en ingrédients actifs : vérifier % alginate, CFU/g, etc.
  7. Preuves terrain : essais officiels ou réseaux de fermes pilotes.
  8. Service technique : hotline, visite de ferme, protocoles précis.
  9. Conditionnement adapté : bidon 5 L ou IBC selon surfaces.
  10. Coût‑bénéfice : calculer le retour sur investissement vs. budget engrais.
  11. Délais & stockage : durée de vie, température idéale (souvent 5–25 °C).
  12. Aspect durable : sourcing d’algues contrôlé, empreinte carbone, emballage recyclable.

💡 Tips & astuces d’application (terrain)

  • Pulvérisez tôt le matin : stomates ouverts, absorption maximale.
  • Coupez l’eau d’irrigation 12 h après une application foliaire pour éviter le lessivage.
  • Sur stress thermique prévu (> 32 °C), pulvérisez 48 h avant le pic de chaleur.
  • Sur semis direct, préférez une formulation en microgranulés déposée in‑furrow.
  • En vigne, positionnez les acides fulviques après véraison pour gagner 1–2 °Brix.

🔒 Comparatif simplifié des assurances récoltes (France, campagne 2025)

AssureurFranchise (%)Perte minimale déclenchant l’indemnisationSubvention PAC (taux)SpécificitésPrime indic. blé tendre*
Groupama20 %30 % (quantité) / 20 % (qualité)Jusqu’à 70 %Option « Hail‑Plus » incluse35 €/ha
Pacifica (Crédit Agricole)25 %30 %Jusqu’à 65 %Module « satellite+drone » pour constat32 €/ha
Allianz Agro20 %25 %Jusqu’à 70 %Franchise modulable par culture38 €/ha
Abeille IARD30 %35 %Jusqu’à 60 %Réduction prime si semences certifiées30 €/ha
AXA Climate20 %30 %Jusqu’à 70 %Indemnisation paramétrique (indices météo)37 €/ha

*Indicatif, contrat multirisque climatique (sécheresse, excès d’eau, gel, grêle, tempête).

🔍 Comment choisir ?

  1. Franchise : plus elle est basse, plus la prime grimpe — mais le filet de sécurité est solide.
  2. Méthode d’expertise : classique (expert en parcelle) ou paramétrique (indices NDVI, données Météo‑France).
  3. Eligibilité PAC : en 2025, l’État rembourse jusqu’à 70 % de la prime si couverture multirisque > 50 % de surface.
  4. Spécificité culture : viticulture et arboriculture bénéficient parfois d’options gel/orage dédiées.
  5. Facilité de résiliation : certains contrats sont pluriannuels (3 ans), d’autres reconductibles annuellement.

💡 Astuce : simulez toujours la combinaison « Assurance + biostimulant ». Un biostimulant qui réduit les pertes peut rendre rentable une franchise plus élevée (prime plus basse) sans augmenter le risque global.


🔮 Tendances R&D et innovations à venir

  • Biostimulants “4D” : libération contrôlée selon température, humidité, photopériode.
  • Fermentation de précision : micro‑algues génétiquement optimisées pour produire des phytohormones spécifiques.
  • Nanocarriers biodégradables : augmentation de la pénétration foliaire, réduction de dose > 30 %.
  • Assurance paramétrique intégrée : fournisseurs de biostimulants et assureurs co‑construisent des « packs anti‑stress » ; si l’index NDVI chute sous un seuil, l’agriculteur reçoit à la fois un produit booster gratuit et une indemnité.

Les biostimulants ne sont plus un produit de niche : ils redéfinissent la gestion de la fertilité et de la résilience des cultures. En combinant innovations biologiques et couverture financière adaptée, l’exploitant se dote d’un double bouclier—physiologique et économique—contre les aléas de la campagne. Gardez en tête la check‑list avant achat, choisissez un fournisseur solide et renégociez votre assurance récolte en tenant compte de ces nouvelles pratiques. L’avenir de l’agriculture performante, rentable et durable se joue maintenant —et il commence par une stimulation raisonnée des plantes 🌟.

Qu’est-ce qu’un produit biostimulant ?

Un produit biostimulant est une substance ou un micro-organisme qui, lorsqu’il est appliqué sur les plantes ou sur le sol, améliore la croissance des plantes, leur résistance au stress et leur rendement. Contrairement aux engrais classiques, qui fournissent directement des nutriments aux plantes, les biostimulants agissent en stimulant les processus biologiques et physiologiques des plantes, comme l’absorption des nutriments, la photosynthèse, ou la gestion de l’eau. Cela améliore la capacité des plantes à utiliser de manière plus efficace les ressources disponibles.

Les biostimulants ne sont donc pas des produits destinés à nourrir directement les plantes, mais plutôt à renforcer leur capacité à se nourrir, à se défendre et à se développer. Ces produits sont souvent d’origine naturelle et peuvent être d’origine végétale, microbienne ou dérivés d’autres sources organiques.

Comment fonctionnent les produits biostimulants ?

Les produits biostimulants agissent sur les plantes de différentes manières pour stimuler leur développement. Voici les principales actions qu’ils peuvent avoir sur les plantes :

1. Amélioration de la gestion de l’eau

Les biostimulants peuvent aider les plantes à mieux gérer l’eau disponible, ce qui est particulièrement utile en période de sécheresse. Certains produits biostimulants favorisent la formation de racines plus profondes et plus étendues, ce qui permet aux plantes d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol. D’autres agissent en réduisant le stress hydrique en régulant la transpiration des plantes.

2. Renforcement de la résistance au stress environnemental

Les biostimulants renforcent la tolérance des plantes aux divers stress environnementaux, tels que la sécheresse, les températures extrêmes, la salinité du sol, ou les maladies. Ils permettent aux plantes de mieux résister à ces facteurs stressants en modifiant leur métabolisme interne et en augmentant la production de composés protecteurs, comme les antioxydants.

3. Stimulation de la croissance racinaire

Les biostimulants stimulent souvent le développement des racines, ce qui permet aux plantes d’absorber plus efficacement l’eau et les nutriments du sol. Une meilleure croissance racinaire améliore également la résistance des plantes aux stress et renforce leur ancrage dans le sol.

4. Amélioration de la photosynthèse et de la production de biomasse

Certains biostimulants agissent en augmentant l’efficacité de la photosynthèse, ce qui permet aux plantes de produire plus de biomasse et d’accroître leur rendement. Cela est particulièrement important pour les cultures intensives où le rendement est une priorité.

5. Renforcement des interactions microbiennes

Les biostimulants, en particulier ceux d’origine microbienne, favorisent les interactions bénéfiques entre les racines des plantes et les micro-organismes du sol, comme les bactéries et les champignons symbiotiques. Ces interactions améliorent la disponibilité des nutriments pour les plantes et renforcent la santé du sol.

Types de produits biostimulants

Les produits biostimulants sont très variés et peuvent être classés en fonction de leur origine et de leur mode d’action. Voici les principaux types de biostimulants :

1. Extraits végétaux

Les extraits végétaux sont des produits dérivés de plantes qui contiennent des substances bioactives capables de stimuler la croissance des plantes. Ces extraits peuvent être obtenus à partir de différentes plantes, comme les algues marines, les champignons, ou d’autres plantes riches en phytohormones, acides aminés, vitamines, et oligo-éléments. Par exemple, les extraits d’algues marines sont très populaires pour leurs effets bénéfiques sur la croissance des racines et leur capacité à améliorer la résistance au stress hydrique.

2. Micro-organismes bénéfiques

Les biostimulants microbiens sont composés de micro-organismes vivants, comme des bactéries et des champignons bénéfiques. Ces produits sont appliqués au sol ou aux racines des plantes pour améliorer la fertilité du sol, renforcer les défenses naturelles des plantes contre les maladies, et améliorer l’absorption des nutriments. Par exemple, certains champignons mycorhiziens forment une relation symbiotique avec les racines des plantes et augmentent leur capacité à absorber l’eau et les minéraux.

3. Acides aminés et peptides

Les acides aminés, qui sont les éléments constitutifs des protéines, jouent un rôle important dans la croissance et le développement des plantes. Les biostimulants à base d’acides aminés ou de peptides sont utilisés pour renforcer la capacité des plantes à gérer le stress, améliorer la germination des graines et stimuler la croissance racinaire. Ces produits sont souvent utilisés pour traiter des plants en situation de stress, comme après un gel ou une sécheresse.

4. Protéines et dérivés de protéines

Les protéines et dérivés de protéines végétales ou animales sont également utilisés comme biostimulants. Ces produits peuvent améliorer la croissance des plantes et favoriser leur développement en fournissant des éléments nutritifs essentiels à leurs processus physiologiques. Les protéines contribuent également à la formation de cellules végétales et à la réparation des dommages causés par le stress.

5. Humates et fulvates

Les humates et fulvates sont des composés organiques dérivés de matières végétales en décomposition. Ces produits sont utilisés pour améliorer la structure du sol, favoriser la rétention d’eau et augmenter la disponibilité des nutriments pour les plantes. Les humates sont particulièrement efficaces pour augmenter l’activité biologique du sol, favorisant la croissance des racines et améliorant la santé globale des plantes.

6. Extraits marins

Les extraits marins, tels que les algues et les microalgues, sont utilisés depuis des siècles comme biostimulants. Ces produits sont riches en minéraux, vitamines et oligo-éléments, et ont des effets positifs sur la croissance des plantes. Ils favorisent la résistance aux maladies, améliorent la structure des racines et augmentent l’efficacité de la photosynthèse.

Avantages des produits biostimulants

Les produits biostimulants présentent de nombreux avantages pour les plantes, les agriculteurs et l’environnement. Voici les principaux :

1. Amélioration de la résilience des plantes

Les biostimulants renforcent la capacité des plantes à résister aux stress abiotiques tels que la sécheresse, la chaleur, les fortes pluies ou la salinité des sols. Cela permet de maintenir une productivité stable même dans des conditions environnementales difficiles.

2. Réduction de l’utilisation d’engrais et de produits chimiques

En optimisant l’utilisation des ressources naturelles, les biostimulants peuvent réduire la dépendance aux engrais chimiques et autres produits phytosanitaires. Cela diminue l’impact environnemental de l’agriculture et favorise une approche plus durable.

3. Augmentation des rendements

L’utilisation de biostimulants peut augmenter le rendement des cultures en stimulant la croissance des plantes et en améliorant leur capacité à absorber les nutriments. Cela peut se traduire par une meilleure productivité, ce qui est crucial dans un contexte mondial de demande alimentaire croissante.

4. Amélioration de la qualité des récoltes

Les biostimulants favorisent non seulement la quantité mais aussi la qualité des récoltes. En améliorant l’efficacité des processus biologiques, les biostimulants contribuent à des plantes plus robustes, avec des fruits, des légumes ou des graines de meilleure qualité.

5. Réduction de l’empreinte écologique

Les produits biostimulants étant souvent d’origine naturelle et respectueux de l’environnement, leur utilisation contribue à une agriculture plus verte et à la réduction des impacts négatifs des pratiques agricoles conventionnelles. De plus, leur efficacité dans l’utilisation des ressources naturelles permet de réduire la consommation d’eau, d’énergie et de fertilisants chimiques.

Les Perspectives d’Avenir pour les Biostimulants dans l’Agriculture

Les biostimulants ont déjà montré leur potentiel dans l’amélioration de la santé des plantes et des rendements agricoles. Cependant, l’essor de cette industrie et leur adoption croissante dans le secteur agricole offrent de nombreuses perspectives d’avenir. Ces produits ont un rôle important à jouer dans la transition vers une agriculture plus durable, et leur utilisation pourrait augmenter avec l’ évolution des recherches scientifiques, les nouvelles technologies et les changements dans les politiques agricoles mondiales.

1. Recherche et innovation dans les biostimulants

L’industrie des biostimulants est encore en plein développement, et de nombreuses recherches sont menées pour explorer de nouvelles applications et améliorer l’efficacité des produits existants. Les chercheurs travaillent sur des solutions de plus en plus sophistiquées, qui permettront d’optimiser l’action des biostimulants dans des conditions spécifiques. Voici quelques domaines clés de recherche :

  • Amélioration de la formulation des biostimulants : De nouveaux procédés de formulation permettent de concentrer les propriétés des biostimulants dans des produits plus efficaces. Par exemple, les extraits végétaux peuvent être combinés avec des micro-organismes spécifiques pour créer des solutions biostimulantes encore plus puissantes. Cela pourrait réduire la quantité de produit nécessaire tout en augmentant son efficacité.
  • Biostimulants de précision : L’adoption de l’agriculture de précision permet de cibler de manière plus spécifique l’application des biostimulants. L’intégration des biotechnologies et de l’analyse de données permet de mieux comprendre les besoins des plantes à différents moments de leur cycle de croissance et d’adapter l’utilisation des biostimulants pour maximiser leur efficacité.
  • Microbiomes du sol et biostimulants : L’étude du microbiome du sol devient un champ de recherche essentiel. Les chercheurs se concentrent sur la manière dont les micro-organismes interagissent avec les biostimulants pour améliorer l’efficacité de l’absorption des nutriments et augmenter la santé du sol. Les biostimulants peuvent ainsi être utilisés pour nourrir et soutenir des communautés microbiennes bénéfiques qui contribuent à une meilleure qualité du sol et à une plus grande productivité des cultures.

2. Adoption des biostimulants dans les pratiques agricoles

La transition vers des pratiques agricoles durables implique une adoption plus large des biostimulants. Plusieurs tendances peuvent accélérer cette adoption :

  • Normes et régulations renforcées : Avec la montée des préoccupations environnementales, de plus en plus de pays mettent en place des régulations strictes sur l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture. Les biostimulants, souvent d’origine naturelle, sont vus comme une alternative plus écologique, et leur adoption pourrait être encouragée par des incitations légales et des subventions gouvernementales. Des labels de qualité pourraient également aider à standardiser l’usage des biostimulants et à rassurer les producteurs.
  • Politiques agricoles orientées vers la durabilité : De nombreux gouvernements et organisations internationales, tels que l’Union européenne, soutiennent l’adoption de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement, avec des politiques de soutien aux produits biologiques et aux technologies innovantes comme les biostimulants. Cela pourrait renforcer l’intégration des biostimulants dans les chaînes de valeur agricoles mondiales, facilitant leur usage dans les exploitations agricoles.
  • Sensibilisation des producteurs : Un facteur déterminant dans l’expansion des biostimulants est la sensibilisation des producteurs agricoles. À mesure que les agriculteurs découvrent les avantages de ces produits pour améliorer la productivité de leurs cultures et réduire leur dépendance aux intrants chimiques, leur adoption devrait augmenter. Des formations et des programmes de sensibilisation seront nécessaires pour informer les producteurs sur les avantages et l’utilisation correcte des biostimulants.

3. Intégration des biostimulants dans l’agriculture régénérative

L’agriculture régénérative, qui vise à restaurer la santé des sols et à augmenter la biodiversité, pourrait tirer pleinement parti des biostimulants. Ces produits naturels contribuent à la régénération des sols, à la stimulation de la biodiversité microbienne, et à l’amélioration de la capacité des plantes à résister aux stress environnementaux.

Les biostimulants, en favorisant des racines plus profondes et plus robustes, aident également à renforcer la structure du sol, ce qui limite l’érosion et améliore la capacité du sol à retenir l’eau. Ils sont donc un élément clé pour rendre les sols plus résilients aux changements climatiques et aux pratiques agricoles intensives.

4. Biostimulants et agriculture de précision

L’agriculture de précision, qui repose sur des technologies telles que les drones, les capteurs et l’analyse de données, pourrait également bénéficier de l’intégration des biostimulants. Ces technologies permettent de mesurer de manière plus précise les besoins des plantes et d’adapter les traitements, y compris l’application des biostimulants, en fonction des conditions spécifiques du sol, du climat et des cultures.

En utilisant des capteurs de sol et des images satellites pour observer la santé des cultures et leur environnement, il devient possible d’administrer les biostimulants de manière plus ciblée, maximisant ainsi leur efficacité tout en réduisant les pertes.

5. L’essor des biostimulants dans l’horticulture et les cultures en serre

Les produits biostimulants ne se limitent pas uniquement à l’agriculture de plein champ. Leur adoption dans l’horticulture et les cultures en serre connaît également un essor important. En raison de leur capacité à améliorer l’utilisation des ressources limitées (comme l’eau et les nutriments) et à renforcer la résistance des plantes, les biostimulants sont particulièrement efficaces dans les environnements contrôlés tels que les serres.

Ces environnements peuvent bénéficier de l’utilisation de biostimulants pour optimiser les conditions de croissance des plantes et réduire les risques liés aux maladies, tout en réduisant l’utilisation de produits chimiques et en améliorant la qualité des récoltes.

Les défis à surmonter pour l’expansion des biostimulants

Bien que les produits biostimulants offrent de nombreuses possibilités, leur adoption à grande échelle rencontre encore quelques obstacles :

1. Manque de normalisation et de régulation

Il existe encore un manque de normalisation des produits biostimulants. Bien que les biostimulants soient largement utilisés dans certains pays, leur réglementation varie considérablement d’une région à l’autre. La création de standards internationaux et de certificats de qualité faciliterait leur adoption et garantirait la sécurité et l’efficacité des produits. L’harmonisation des règles, notamment concernant les ingrédients actifs des biostimulants, aidera également les producteurs à faire des choix éclairés.

2. Manque de données scientifiques à long terme

Bien que des études aient démontré l’efficacité des biostimulants, il manque encore des recherches approfondies sur leurs effets à long terme. Une meilleure compréhension des mécanismes d’action des biostimulants, des effets cumulatifs et de leurs interactions avec d’autres produits chimiques ou biologiques est essentielle. Cela contribuera à renforcer la confiance des producteurs dans leur utilisation et à optimiser leur application.

3. Coût de production et d’application

Certains biostimulants, en particulier ceux à base de micro-organismes ou d’extraits végétaux complexes, peuvent être coûteux à produire. Leur coût de production peut représenter un obstacle à leur adoption dans certaines régions, en particulier pour les petits exploitants agricoles. De plus, l’application de ces produits nécessite parfois un équipement spécialisé, ce qui peut ajouter un coût supplémentaire. Le développement de solutions plus accessibles et plus rentables serait crucial pour élargir l’usage des biostimulants dans l’agriculture à grande échelle.

Les biostimulants sont des produits prometteurs qui apportent une solution innovante aux défis de l’agriculture moderne. Ils offrent des avantages considérables en matière de gestion des ressources naturelles, d’amélioration de la productivité des cultures et de réduction des impacts environnementaux. À mesure que les recherches sur ces produits avancent et que les politiques agricoles mondiales favorisent la durabilité, les biostimulants devraient jouer un rôle de plus en plus central dans l’agriculture.

Cependant, leur succès dépendra d’une meilleure normalisation des produits, d’une formation des producteurs et de la poursuite des efforts de recherche pour améliorer leur efficacité et leur rentabilité. En combinant l’innovation technologique, les bonnes pratiques agricoles et les biostimulants, l’agriculture du futur pourra répondre aux besoins alimentaires croissants tout en respectant l’environnement et en contribuant à la préservation de la biodiversité.